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Enquête sur ces nouveaux acteurs qui se positionnent sur le marché de la formation professionnelle des agents publics, proposant des offres complémentaires aux écoles“spécialisées”

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Club Management Public

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30/08/2016

Certes, les collaborations existent et tendent à se développer, mais les différents acteurs de la formation professionnelle des agents publics restent encore largement cloisonnés. « Les ressources sont nombreuses en matière de formation au sein de la fonction publique, constate la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, mais beaucoup de secteurs restent hermétiques les uns aux autres. Les établissements et les universités pourraient travailler davantage ensemble. Il faut trouver les espaces pour que les rencontres s’opèrent. »

En novembre 2015, le rapport du président de l’université de Cergy-Pontoise, François Germinet, constatait l’intervention très limitée des universités sur le secteur de la formation continue en France : seulement 3 % du « marché ». C’est particulièrement vrai concernant le secteur public. Pour rapprocher universités et écoles de service public, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Éducation nationale et Enseignement supérieur) et Marylise Lebranchu (ex-Fonction publique) signaient fin 2015 une convention destinée à multiplier les initiatives communes. « Les coopérations existent, observe Thierry Le Goff, directeur général de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), mais elles restent insuffisantes. Je suis convaincu du rôle que peuvent jouer les universités en la matière. »

Une porte d’entrée existe déjà : les instituts de préparation à l’administration générale (Ipag) qui, depuis vingt-cinq ans, préparent au sein des universités les étudiants et les stagiaires aux concours externes, internes ou à la troisième voie dans les fonctions publiques et qui collaborent régulièrement avec les écoles du service public. « Il existe, dans le cadre de ces instituts, des formations qui participent parfois de longue date à la formation professionnelle des agents publics, relève Benoît Apollis, maître de conférences en droit public et directeur des études de l’Ipag de l’université Paris Ouest-Nanterre La Défense. Nous sommes par ailleurs sollicités par certaines administrations pour établir des formations diplômantes que nous coproduisons avec elles. Les choses avancent, même si les universités peuvent encore être davantage proactives. » Elles ne sont en effet manifestement pas très présentes pour répondre aux différents appels d’offres lancés par les organismes de formation ministériels ou interministériels.

Le diplôme universitaire, un atout

Paris Ouest-Nanterre La Défense vient d’inaugurer une formation diplômante sur le thème des restructurations hospitalières et des coopérations sanitaires en lien avec le ministère de la Santé. Le diplôme, voilà bien un atout qui relève des prérogatives des universités et dont ne disposent pas les écoles du service public. Et c’est clairement un plus sur un C.V. « Les universités peuvent s’adapter aux besoins très précis de certaines administrations, approuve Caroline Krykwinski, sous-directrice de l’animation interministérielle des politiques RH à la DGAFP. Nous pourrions construire avec les universités une offre de formation diplômante et certifiante. » Reste la question du temps, un diplôme universitaire (DU) représentant au moins 120 heures de cours.

Les universités peuvent par ailleurs se positionner sur d’autres « produits », telles ces formations de coachs internes sollicitées par plusieurs ministères auprès de l’université Paris-Dauphine. De plus en plus présente sur le secteur public, Paris-Dauphine propose un master de gestion publique en partenariat avec l’ENA et a lancé à la rentrée 2015 un Executive Doctorate in Public Affairs ouvert à des professionnels de haut niveau dans le domaine de l’action publique. L’une de ses particularités tient à sa reconnaissance internationale, alors que les écoles de la haute fonction publique délivrent généralement un niveau « master » qui ne reflète pas, sur la scène européenne et mondiale, son niveau d’exigence et sa notoriété en France. Autre nouveauté : le lancement à Sciences-Po en 2015 d’une École des affaires publiques et d’un Executive Master en management des politiques publiques qui s’ouvrent au-delà du seul secteur public. Son directeur, Yann Algan, souligne les interdépendances « croissantes liant les secteurs privé, public et associatif et poussant à associer de plus en plus étroitement initiatives privées et action publique ».

Par ailleurs, certaines business schools, telles l’Essec, HEC ou l’ESCPE, se sont également positionnées ces dernières années sur le marché de la formation professionnelle des décideurs publics. « Il n’est jamais inutile d’être “challengé” car cela nous oblige à être les plus performants possible, glisse Laurent Chambaud, directeur de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et président du Réseau des écoles du service public. Mais ces écoles de commerce forment plutôt au management en général quand les écoles du service public enseignent des problématiques spécifiques aux enjeux de la fonction publique. » À chacun sa place, donc. Et de la place pour chacun.

​Source : Acteurs Publics
http://www.acteurspublics.com/2016/07/21/les-ecoles-du-service-public-ont-perdu-leur-monopole

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